Les UV provoquent à court terme une photokératite, sorte de coup de soleil de la cornée, et contribuent à long terme au vieillissement du cristallin et à la cataracte. Pour un usage courant en extérieur, la catégorie 3 est celle que recommandent la plupart des professionnels de santé visuelle.
On protège sa peau du soleil par réflexe, ses yeux beaucoup moins. Pourtant, les rayons ultraviolets abîment aussi les structures de l'œil, et le font de façon cumulative : chaque exposition compte, et rien ne s'efface. À court terme, une journée en montagne ou en mer sans protection peut provoquer une kératite, sorte de « coup de soleil » de la cornée, douloureuse mais réversible. À long terme, l'excès d'UV est associé à un vieillissement accéléré du cristallin — donc à une cataracte plus précoce — et participe à certaines atteintes de la rétine. Les enfants sont les plus exposés : leur cristallin, plus clair, filtre moins bien.
Deux repères se confondent souvent, à tort. La catégorie (de 0 à 4) mesure la quantité de lumière visible arrêtée : 0 pour un verre quasi clair, 3 pour un usage courant en plein soleil, 4 réservé à la haute montagne et à la mer, mais interdit au volant car trop sombre. La protection UV, elle, est une donnée à part : un bon verre solaire porte la mention « UV400 », qui garantit le filtrage des ultraviolets jusqu'à 400 nanomètres, indépendamment de sa teinte. Un verre très foncé mais sans filtre UV est même dangereux : en dilatant la pupille, il laisse entrer davantage de rayons nocifs.
Les verres polarisants suppriment les reflets qui rebondissent sur les surfaces horizontales — route mouillée, plan d'eau, neige, carrosserie. Le gain de confort est net pour la conduite, la pêche, la voile ou le ski, où l'éblouissement est un vrai danger. Ils ne protègent pas davantage des UV que des verres classiques équivalents : c'est un plus de confort et de sécurité, pas de protection. Un point à connaître : ils peuvent rendre difficile la lecture de certains écrans ou tableaux de bord.
La teinte se choisit selon l'usage, pas selon la mode seule. Le gris respecte les couleurs et convient à tout ; le brun et le vert renforcent les contrastes, appréciés en conduite et en sport ; les teintes plus vives relèvent surtout de l'esthétique. Pour une paire portée toute l'année, mieux vaut une teinte sobre et une catégorie 3. En boutique, nous faisons toujours comparer plusieurs intensités à la lumière du jour : c'est là, et pas sous les néons, qu'un choix se fait.
Porter des lunettes de vue ne prive pas de soleil. Presque toutes les corrections peuvent être montées en solaire, en teinte permanente ou en verres photochromiques qui foncent à la lumière et s'éclaircissent à l'intérieur. À ACTU EYES, au centre commercial Grand Angle à Montreuil, nous montons des solaires correcteurs dans la plupart des marques présentées — de Ray-Ban à Prada — et nous vérifions systématiquement la mention UV400, quelle que soit la paire. Une belle monture solaire qui ne protège pas vraiment n'a aucun intérêt : la protection d'abord, le style ensuite — et de préférence les deux.
Les questions qu'on nous pose le plus souvent en boutique sur ce sujet.
Tout dépend du marquage. Sans marquage CE ni indication de catégorie de filtration, rien ne garantit que le verre filtre les UV, et une teinte sombre non filtrante aggrave l'exposition en faisant dilater la pupille. En cas de doute, faites vérifier la paire par un professionnel avant de la porter.
Oui, surtout à la montagne et par temps de neige, où la réverbération est très forte et le risque de photokératite élevé. En ville, un soleil bas d'hiver éblouit aussi beaucoup, notamment au volant. La protection se raisonne selon la luminosité et la réverbération, pas selon la saison.
Ils apportent un vrai confort en s'assombrissant selon la lumière, mais leur teinte maximale ne correspond pas toujours à celle d'une paire solaire dédiée, et ils foncent moins derrière un pare-brise. Pour la plage ou la montagne, une paire solaire réellement adaptée reste préférable.
Non. Une lentille ne couvre que la cornée et laisse la paupière ainsi que tout le pourtour de l'œil exposés aux rayons. Elle peut compléter la protection, jamais la remplacer. Une paire solaire correctement dimensionnée, et si possible enveloppante, reste indispensable dès que l'exposition devient importante.
Non, en aucun cas, quelle que soit la catégorie de filtration. L'observation directe du soleil exige des lunettes spécifiquement conçues et certifiées pour cet usage. Regarder une éclipse avec des lunettes de soleil ordinaires peut provoquer des lésions rétiniennes définitives et indolores sur le moment.
Prenez rendez-vous en boutique, Centre commercial Grand Angle, pour un conseil personnalisé.
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